Le 1ᵉʳ septembre 2026, toutes les entreprises françaises — y compris la vôtre — devront être capables de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. L'obligation d'émettre suivra le 1ᵉʳ septembre 2027 pour les PME, TPE et micro-entreprises. Voici, dans l'ordre, ce qu'il faut avoir traité d'ici là.
1. Vérifiez ce qui s'applique à vous (10 minutes)
Êtes-vous assujetti à la TVA et établi en France ? Alors vous êtes concerné, quelle que soit votre taille — même en franchise de TVA. Seule la date d'obligation d'émission varie : septembre 2026 pour les grandes entreprises et ETI, septembre 2027 pour tout le monde. La réception, elle, ne fait pas de distinction : septembre 2026 pour tous.
2. Faites l'inventaire de votre facturation actuelle (une heure)
Avant de choisir quoi que ce soit, posez à plat : combien de factures émises et reçues par mois ? Avec quel outil — logiciel, Word, Excel ? Qui les saisit, qui les valide, qui relance ? Cet inventaire détermine tout le reste, et c'est aussi le moment où l'on découvre les heures perdues chaque mois en tâches qui s'automatisent très bien.
3. Interrogez votre logiciel de facturation actuel
Si vous en avez un, demandez à l'éditeur : sera-t-il connecté à une PDP ? Émettra-t-il du Factur-X conforme ? À quel tarif ? Certains éditeurs intègrent la réforme sans surcoût, d'autres en profitent pour migrer leurs clients vers des forfaits supérieurs. Mieux vaut le savoir un an avant qu'un mois avant.
4. Choisissez votre plateforme agréée (PDP)
C'est le passage obligé de la réforme. Les critères de choix méritent un article entier — nous l'avons écrit : comment choisir sa PDP. En résumé : partez de vos outils et de votre volume réel, et exigez une vraie intégration plutôt qu'un export manuel.
5. Nettoyez vos données clients
Une facture électronique structurée est rejetée si les données sont fausses : SIREN manquant, numéro de TVA erroné, raison sociale approximative. Passez votre base clients en revue maintenant — c'est fastidieux, mais ça l'est beaucoup moins en 2026 qu'en pleine bascule.
6. Profitez-en pour automatiser
C'est le point que nous défendons systématiquement : la mise en conformité a un coût fixe ; tant qu'à le payer, autant en sortir avec un processus meilleur qu'avant. Relances automatiques, rapprochement des paiements, extraction des factures fournisseurs : tout cela s'intègre naturellement au chantier. C'est notre approche d'accompagnement à la facturation électronique.
Le calendrier en deux lignes
- 1ᵉʳ septembre 2026 : réception obligatoire pour toutes les entreprises ; émission obligatoire pour les grandes entreprises et ETI.
- 1ᵉʳ septembre 2027 : émission obligatoire pour les PME, TPE et micro-entreprises.
Et le coût de l'inaction : 15 € d'amende par facture non conforme, plafonnée à 15 000 € par an — sans compter le risque, bien plus concret, de ne plus pouvoir facturer normalement des clients déjà passés à l'électronique.
Un doute sur votre situation ? Décrivez-nous votre facturation actuelle : on vous répond précisément, gratuitement.